Les critères à prendre en compte

Grâce à sa position dominante sur le marché, Google le leader du secteur bénéficie d’un effet positif procuré par la mise en application du RGPD. Cet effet positif est principalement du à une concentration accrue sur le marché de la publicité en ligne. Bien que le nombre de trackers diminue dans l’ensemble, quelques grands opérateurs, tels que Google, reçoivent, suite à cette mise en place, encore plus de données utilisateur.

Le règlement général sur la protection des données (GPRD), qui vise principalement à protéger les données à caractère personnel au sein de l’UE, est en vigueur depuis un peu plus de quatre mois maintenant.

Qu’est-ce qui a changé depuis le 25 mai? Quel impact le GPRD a-t-il eu sur le paysage des trackers et le marché de la publicité en ligne en Europe?

Une étude de Cliqz et Ghostery répond à ces questions. À l’ aide des données de WhoTracks.me , il compare la prévalence des traqueurs un mois avant et un mois après l’introduction du GPRD.

WhoTracks.me est une initiative conjointe de Cliqz et Ghostery. Il fournit des informations structurées sur les technologies de suivi, la structure du marché et le partage de données sur le Web et crée ainsi plus de transparence. Sur le site Web de WhoTracks.me, les parties intéressées trouveront des statistiques mensuelles de suivi visualisées. Ils reposent sur l’évaluation de près de 300 millions de pages et de plus d’un demi-million de sites Web.

Selon cette étude les petits annonceurs perdent – Google gagne !

La plupart des trackers collectent des données à des fins publicitaires. Ils veulent en savoir le plus possible sur un utilisateur afin d’afficher des annonces personnalisées. Plus les annonces sont ciblées sur les intérêts de l’utilisateur, plus elles ont du succès et plus elles génèrent de l’argent. Le marché mondial de la publicité en ligne représente un volume estimé à 270 milliards de dollars en 2018 et devrait croître de plus de 20% au cours des deux prochaines années. Avant l’introduction du GPRD, le secteur de la publicité s’inquiétait également de l’impact que ce GPRD pourrait avoir sur le marché de la publicité et la concurrence.

Une comparaison de la prévalence des suiveurs entre avril et juillet révèle une image claire: des opérateurs de publicité particulièrement petits ont considérablement perdu de leur portée (ce qui peut être utilisé comme indicateur indirect de la part de marché).

Ils ont perdu entre 18% et 31%. Facebook a subi une baisse d’un peu moins de 7%. En revanche, le leader du marché Google a même pu augmenter légèrement sa portée (plus 1%).

 

Comment est-ce possible ?

Il y a plusieurs explications possibles à cela:

  • Google et d’autres grandes entreprises de technologies publicitaires disposent d’importantes ressources consacrées à la conformité
  • Les rapports indiquent que Google aurait peut-être utilisé sa position dominante pour inciter les éditeurs à réduire le nombre de trackers sur leurs sites et donc le nombre de fournisseurs de technologies publicitaires.
  • Pour ne pas risquer de pénalités, les propriétaires de sites Web préfèrent jouer prudemment et laisser tomber les petits annonceurs qui pourraient avoir plus de difficulté à prouver leur conformité.

Une chose est sûre: Google profite indirectement des effets du GPRD, qui a entraîné une concentration accrue du marché de la publicité en ligne en Europe, la majorité des annonceurs perdant des parts de marché. Google semble avoir tiré parti de l’incertitude entourant leGPRD pour renforcer sa position de leader sur le marché. Par ailleurs, de nombreux petits concurrents perdent progressivement leur part de marché depuis son entrée en vigueur.

L’annonce légale est une forme bien particulière de publicité

le terme complet  de ce type d’annonce est « annonce judiciaire et légale »

Judiciaire rappelle le caractère spécial de l’annonce légale et notamment le fait qu’elle peut faire suite à la décision d’un tribunal mais également s’adresse au greffe du Tribunal de Commerce.

Les sociétés ne sont pas les uniques structures à publier des annonces légales

La plupart des annonces légales concernent la vie  et la modification des sociétés. De l’EI  à l’EURL, la société anonyme (SA) cotée en bourse, la SAS, la SARL, La SASU un grand nombre d’actes, de la création à la modification viennent demander une attestation de parution d’annonce légale.

Les sociétés civiles dans leurs différentes variantes sont aussi concernées  : société civile immobilière (SCI), société civile de gestion pour des valeurs mobilières par exemple, les sociétés civiles de moyen (SCM), ou les sociétés civiles professionnelles pour des professions libérales.

D’autres annonces légales concernent les personnes physiques. C’est le cas des annonces légales publiées pour un changement de régime matrimonial ou un changement de nom patronymique. En relation avec la vie des sociétés, une déclaration d’insaisissabilité du dirigeant nécessite également la publication d’une annonce légale.

Quand publier une annonce légale ?

La première publication d’une annonce légale a lieu lors de sa création, suite à l’adoption de ses statuts. Qu’importe  la forme juridique choisie (EURL, SARL, SASU, SAS, SCI…), les formalités de constitution de la société nécessitent la fourniture d’une attestation de parution dans un journal d’annonce légal dans un journal régional.

Tout au long de la vie de l’Entreprise le Dirigeant va procéder à la publication d’autres annonces légales.

Ainsi lors d’un transfert de siège social, d’un changement de mandataire de CAC,ou de la modification de l’objet social. Le contenu de l’annonce légale reprendra nécessairement  les informations contenues dans les nouveaux statuts modifiés.

Quels sont les journaux d’annonces et lequel choisir ?

Annuellement les préfectures publient un arrêté recensant  les journaux d’annonces habilités.

Les journaux doivent répondent aux critères définis par la loi.

Pour être journal d’annonces légales, la fréquence de parution ne peut dépasser une semaine.

Un autre critère est le volume de la diffusion dans le département.

Le choix du journal d’annonces légales fait donc au sein de la liste définie par la préfecture, en fonction de vos échéances.

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A quoi ressemble une annonce légale ?

La législation des annonces légales ne permet pas d’apposer un logo dans le contenu de l’annonce légale.

La mise en forme permet uniquement des mises en majuscules et ou en gras pour certaines parties de l’annonce comme le nom de la société, et sa nature juridique.

Chaque journal d’annonces légales ayant sa police, sa taille de caractères, sa mise en forme globale, il n’est pas nécessaire de faire appel à un graphiste professionnel pour créer une annonce légale.

Dans sa forme, votre annonce légale sera similaire aux autres publiées dans le journal que vous aurez choisi.

Les formulaires de saisie des sites internet permettent de prévisualiser le texte et la forme de votre annonce légale.

En ce qui concerne la tarification, elle est définie par arrêté ministériel qui la fixe pour la France entière par département.4 On parle de tarif à la ligne.4 Aucune remise ou ristourne commerciale ne peut être faite.

La loi réduit le tarif de 70 % pour les personnes qui bénéficient de l’aide juridictionnelle et de 50 % dans le cadre de procédures collectives.

Combien coûte la publication d’une annonce légale ?

Le tarif à la ligne étant le même au sein du département, c’est grâce à l’expérience et une composition optimisée que le service proposé par Legalcity.fr  peut réduire le coût de votre annonce légale. La rédaction du texte est réduite au maximum tout en conservant les éléments indispensables à une validation par le greffe du tribunal de commerce ou par le CFE. En moyenne, le tarif d’une annonce légale avoisine les 100 euros TTC.

La directive européenne 2015/849/UE du 20 mai 2015 a imposé aux Etats membres de mettre en place de nouvelles obligations afin de lutter contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. L’ordonnance du 1er décembre 2016 renforçant ce dispositif français a créé, par ailleurs, le registre des bénéficiaires effectifs (BE), forcément des personnes physiques. Le décret 2017-1094 du 12 juin 2017, entré en vigueur au 1er août 2017, est venu préciser les modalités de dépôt et le contenu du document relatif aux BE. Depuis le 1er avril 2018, toutes les sociétés immatriculées au registre du commerce et des sociétés doivent avoir déclaré au greffe du tribunal de commerce leurs BE.

Il est souligné que l’article L 561-46 du Code monétaire et financier vise toutes les sociétés exception faite des sociétés cotées.

Comment faire la déclaration ?

La France a décidé de confier la tenue de ce registre central aux greffes des tribunaux de commerce. Depuis le 1er août 2017, les sociétés en cours de constitution doivent déclarer leurs BE et déposer ce document lors de leur immatriculation. Celles qui étaient déjà immatriculées à cette date avaient obtenu un délai supplémentaire pour se mettre en conformité. Ce délai est arrivé à expiration le 1er avril, date à laquelle toutes les sociétés ont dû déposer leur déclaration, étant précisé que la modification de BE en cours de vie sociale doit également faire l’objet d’un dépôt au greffe. La déclaration peut passer de simple à complexe selon les caractéristiques de l’actionnariat, des droits de vote, de la détention des actions ou parts sociales…

Comment remplir la déclaration ?

Concrètement, il s’agit d’un document reprenant les informations d’identification et les coordonnées de la société et des personnes physiques identifiées comme BE. Le greffe du tribunal de commerce fournit un modèle complet, mais un peu complexe. Un intercalaire doit être rempli pour chaque BE. Ce document doit être signé par le dirigeant de la société.

Quand ce dépôt doit-il être effectué ?

Pour les sociétés qui se créent : dans les 15 jours à compter de la date du dépôt du dossier d’immatriculation au greffe (coût du dépôt : 24,80 €).

Pour les sociétés déjà créées : avant le 1er avril 2018 (coût du dépôt : 54,42 €).

Pour les modifications de BE en cours de vie sociale : dans les 30 jours qui suivent l’acte ou le fait modificatif (le coût est de 48.49 €).

Qui sont les bénéficiaires effectifs ?

La notion de bénéficiaire est complexe à appréhender. Aux termes de l’article R 561-1 du Code monétaire et financier, il s’agit des personnes “qui détiennent, directement ou indirectement, plus de 25 % du capital ou des droits de vote de la société ou exercent, par tout autre moyen, un pouvoir de contrôle sur les organes de gestion, d’administration ou de direction de la société ou sur l’assemblée générale des associés.” Si les associés ou dirigeants sont des personnes morales, il convient d’identifier les personnes physiques qui contrôlent ces sociétés. Plusieurs critères peuvent être utilisés.

Le critère de détention du capital ou des droits de vote

Il s’agit d’un critère mathématique puisqu’il concerne des personnes physiques qui détiennent dans la société plus de 25 % du capital ou des droits de vote. Ce pourcentage peut être différent puisqu’il existe des actions ou parts sociales qui ont un droit de vote multiple.

– Cette détention sera directe lorsque le BE est associé à titre personnel dans la société.

– A contrario, elle sera indirecte si le BE l’est au titre d’une chaîne de personne(s) morale(s). C’est à dire s’il est associé d’une société elle-même associée. Dans ce cas, il conviendra de préciser sur la liste déposée les coordonnées complètes de toutes les sociétés concernées.

Le problème de ce critère tient dans la difficulté de “remonter” aux personnes physiques elles-mêmes associées lorsque les détentions directes appartiennent à des associés personnes morales. Un calcul doit être fait pour déterminer le pourcentage de détention indirecte d’un potentiel BE.

Prenons un exemple: la Société A a deux associés : Monsieur S qui possède 20 % du capital et la société B qui en possède 80 %.

Il faut donc regarder la situation de la société B : Monsieur X détient 60 % de son capital : il faut donc faire le calcul : 80 % X 60 % = 48 %. Il est donc bien BE de A.

Attention, si un associé est BE au titre d’une détention directe et d’une détention indirecte, il convient alors de cumuler toutes ses participations afin de déterminer s’il possède plus de 25 % du capital ou des droits de vote.

Le critère de contrôle de la société

Cette notion, maintes fois avancée en droit des sociétés, permet de déterminer qui contrôle réellement la société en dehors de toute considération de détention ou de droit de vote. Il ne s’agit pas non plus de déclarer le représentant légal de la société mais la personne qui exerce un pouvoir de contrôle sur le dirigeant, l’administration ou l’assemblée générale. Cela peut être un pouvoir prévu par les statuts, un pacte d’actionnaires ou d’associés ou encore par une convention d’indivision. Ce critère est parfois difficile à appliquer lorsque le fonctionnement de la société est complexe.

Le BE par défaut : le représentant légal de la société

Si après études “mathématiques et juridiques” aucun BE ne peut être identifié, le ou les représentants légaux de la société seront déclarés BE.

Il s’agit toujours, rappelons-le, d’une personne physique, donc si le dirigeant est une personne morale, la personne physique qui la dirige sera déclarée BE.

Et pour les cas plus complexes ?

Comme nous venons de le préciser, certaines situations peuvent rendre l’identification d’un BE plus délicate. Impossible ici d’en dresser la liste, une multitude de cas de figure étant possible. En revanche, nous attirons l’attention sur certains d’entre eux qui obligent à une vigilance particulière :

– Détention d’actions ou de parts sociales par des mineurs ;

– Indivision ;

– Détention d’actions ou de parts sociales par des personnes morales, elles-mêmes détenues par d’autres personnes morales sur plusieurs niveaux de détentions ;

– Existence de droits de votes doubles ou multiples ;

– Démembrement de parts sociales.

Quelles sanctions en cas de non-respect de la déclaration ?

Le défaut de déclaration ou la production d’informations inexactes ou incomplètes exposent à 6 mois d’emprisonnement et à 7 500 € d’amende, pour les personnes physiques, et 37 500 € pour les personnes morales (article L 561-49 du Code monétaire et financier).

Les personnes physiques risquent également une peine d’interdiction de gérer ou de privation des droits civils et civiques.

Les personnes morales risquent, notamment, la dissolution, le placement sous surveillance judiciaire et l’exclusion des marchés publics.

Quelle est l’utilité de la déclaration ?

Ce document, qui alourdit encore les formalités légales de constitution et de modification des sociétés, a pour but de simplifier les recherches de l’administration (fiscale, policière ou autre) en cas de contrôle d’une société.

Ce dispositif a été mis en place pour les sociétés détenues par d’autres sociétés, elles-mêmes détenues et dirigées par d’autres sociétés… Dans ce cas, la liste des BE, qui peut alors devenir un vrai casse-tête à établir (notamment parce que les pourcentages de détentions ou de droits de vote peuvent s’additionner), trouve sa raison d’être. Les administrations devaient jusqu’alors s’adresser à plusieurs organismes (notamment les banques) pour recouper les sources et obtenir des informations. Désormais, elles pourront s’adresser aux greffes et, par conséquent, simplifier leurs recherches.

Qui pourra accéder à la déclaration ?

Il n’est pas question de porter atteinte au principe d’anonymat des sociétés. Le registre regroupant les informations est un registre distinct du RCS, bien que géré par le greffe du tribunal de commerce. Il ne sera pas consultable par tout le monde et seules certaines catégories de personnes y auront accès :

– la société elle-même peut bien sûr demander à consulter ce qui la concerne ;

– certaines autorités comme l’administration des finances publiques ou les douanes mais aussi les magistrats ;

– les organismes financiers qui luttent contre le blanchiment ;

– toute personne justifiant d’un intérêt légitime sur requête au juge commis à la surveillance du RCS.

Précisons qu’en pratique, la déclaration de BE a connu des débuts difficiles, les modalités de mise en œuvre n’étant pas toujours très précises dans l’attente du décret portant sur la définition du BE.

Sources : Editions Francis Lefebvre

Registre du Commerce et des Sociétes

Infogreffe présente des données statistiques en matière de création d’entreprise. Cet observatoire statistique traite des immatriculations et radiations effectuées par les greffiers de Tribunaux de commerce sur le Registre du Commerce et des Sociétés. Il s’agit des données statistiques les plus fiables sur la création d’entreprise.
Les informations sont mises à jour, complétées, modifiées mensuellement. Suivez nos analyses chiffrées, un observatoire statistique unique.

Le Registre du Commerce et des Sociétés (RCS) est le registre de publicité légale pour les commerçants et toutes les sociétés. Véritable état civil des entreprises, la fiabilité des informations est assurée par le contrôle de légalité et de régularité de la constitution effectué par le greffier. L’immatriculation est primordiale puisqu’elle emporte présomption de la qualité de commerçant pour toutes les personnes physiques et naissance de la personnalité morale pour les sociétés.

Jugements d’ouverture de procédure collective

Ces procédures permettent d’affronter les menaces de disparition de l’entreprise ou organisent sa liquidation lorsque celle-ci est devenue inévitable. La procédure de sauvegarde permet de résoudre les difficultés de l’entreprise dans un cadre judiciaire si l’entreprise n’est pas encore en état de cessation des paiements. Dans le cas contraire, l’entreprise devra déclarer sa cessation de paiement en vue de bénéficier d’une procédure de redressement ou de liquidation judiciaire.

Ces procédures peuvent également être ouvertes sur l’assignation d’un créancier qui saisira le tribunal ou bien sur saisine d’office de ce dernier.

Statistiques nationales

> Accéder aux données statistiques

Consulter les statistiques par greffe…

Chaque greffe met à la disposition du public les statistiques propres à sa juridiction. Pour les consulter, recherchez le greffe.
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Comme de nombreuses entreprises, les cabinets d’avocats sont soumis à des évolutions du marché, remettant en cause leurs modes traditionnels de pricing.
Tous les cabinets d’avocats sont désormais affectés par des tendances de fond qui se sont durablement installées sur le marché des services juridiques. C’est un marché sur lequel l’offre excède désormais la demande et, hormis sur les quelques nouveaux domaines du droit qui émergent au fil de l’évolution des technologies ou des réglementations, cette situation est amenée à perdurer. Car bien que la demande des entreprises et des particuliers continue d’augmenter, elle est de plus en plus satisfaite par de nouveaux entrants, tels que les acteurs de la legaltech ou d’autres professions réglementées, et de fait, la part de marché des cabinets d’avocats traditionnels tend à diminuer.

C’est ensuite un marché de plus en plus segmenté sur lequel il n’a jamais été aussi difficile de se différencier. L’expertise technique est un facteur de moins en moins différenciant dans l’achat de services juridiques, alors que le critère du prix est, lui, de plus en plus déterminant. Soumis à un environnement de plus en plus concurrentiel, les clients sont devenus très exigeants, poussent les prix à la baisse et remettent en cause la facturation au temps passé, tout en requérant davantage de transparence et de prévisibilité en matière de facturation.

Ces nouvelles conditions de marché sont à l’origine de la véritable bataille des prix qui sévit entre prestataires de services juridiques et qui se traduit dans la réalité, par une baisse tendancielle des prix sur une large gamme de prestations. Les cabinets d’avocats ont ainsi aujourd’hui du mal à maintenir leur taux horaire facial : les taux effectifs sont bien souvent inférieurs aux taux affichés, et ce, pour les associés comme pour les collaborateurs.

Il devient également de plus en plus difficile de facturer les prestations les plus standard : ces services basiques, à faible valeur ajoutée, ont aujourd’hui un prix de marché auquel il est devenu difficile d’échapper, les clients n’acceptant plus de payer les honoraires demandés par les avocats pour ce type de prestations. Par ailleurs, le recours croissant aux nouvelles technologies dans la production de services juridiques (modélisation et automatisation, algorithmes nourris d’intelligence artificielle…) fait que le nombre de ces prestations standard ne cesse d’augmenter au fil du temps. Contraints, par ces évolutions, de différencier leurs politiques de prix, les cabinets d’avocats pratiquent aujourd’hui des modes de pricing de moins en moins homogènes sur l’ensemble de leurs activités.

Tous, néanmoins, n’adoptent pas la même attitude face à cette guerre des prix. La plupart conservent une approche très attentiste et traditionnelle du pricing : ils comprennent, se plaignent, tentent de maîtriser au mieux leurs coûts, gèrent leurs prix au jour le jour… et ont en fait du mal à maintenir leur marge. Certains prennent des demi-mesures : ils s’emparent de cette problématique, y réfléchissent, forment leurs associés à la négociation et au pricing… mais n’opèrent au final que des ajustements sans réelle velléité de tout remettre à plat. Ils continuent d’axer leur politique de prix sur le temps passé, représentant certainement un bon outil de gestion, mais pas assez sophistiqué pour une politique de prix fondée sur la valeur ajoutée.

Enfin, des cabinets précurseurs ont adopté une approche plus économique du pricing. Ils n’hésitent pas à questionner leur business model, à revoir de fond en comble la manière de délivrer leurs services et à élaborer de nouvelles politiques de prix en fonction de la valeur ajoutée de chaque service et du type de clients. Cette approche requiert de travailler, dans un cabinet, sur plusieurs dimensions : la gouvernance prix (qui détermine les prix ? qui est habilité à les revoir à la hausse ou à la baisse ?), l’exécution et la gestion des projets (comment s’assurer de ne pas perdre d’argent à chaque stade du processus ?) et le volet « analytics » (comment exploiter l’ensemble des données du cabinet pour élaborer des référentiels de prix et analyser la rentabilité par client ?).

Cette approche, résolument plus économique du pricing, implique d’apprendre à dégager et à mettre en avant la valeur ajoutée de chacun de ses services, en intégrant une démarche de changement bousculant la culture traditionnelle des cabinets d’avocats.

@patrickbignon

En savoir plus sur https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-180184-honoraires-des-avocats-la-revolution-est-en-marche-2159917.php#5cFEoWLO4xLyxuhH.99

Comment reconstruire les chaînes de valeur des cabinets d’expertise comptable, de commissaires aux comptes ou d’avocats d’affaires ? De quelle manière réorienter la stratégie de tous ces conseils et experts financiers ou juridiques ? Comment pourront-ils mettre sur pied et organiser de nouvelles plates-formes au service des entreprises ? Et concilier les statuts de tiers de confiance tout en adoptant les pratiques disruptives des fintech, legaltech et autres regtech ? Un ouvrage collectif répond aux quantités de questions que se posent les métiers du chiffre et du droit bousculés, voire menacés par la révolution « digitale ».

Destiné aux praticiens de la comptabilité, de la finance et du droit des affaires, mais aussi aux enseignants et aux étudiants, l’opus éclaire les entrepreneurs et les managers de ces différents secteurs d’activité sur les nouveaux services apportés par les professions réglementées. Qu’il s’agisse de numériser les systèmes comptables des PME comme les processus de notation et d’évaluation financière des start-up. Car la finance se pique de plus en plus de tech et la justice nourrit quelques ambitions prédictives.

Un enjeu de taille
« Il revient aux associations représentatives de ces métiers d’accompagner leurs praticiens dans cette transformation historique », insistent les auteurs de l’ouvrage. Ces derniers – un collectif placé sous la houlette d’André-Paul Bahuon, président de la Compagnie des conseils et experts financiers (CCEF) et Jean-Jacques Pluchart, professeur émérite en sciences de gestion – s’emploient à donner des clefs pour appréhender l’intensité du changement et ses conséquences pratiques. L’enjeu est de taille. La digitalisation du processus comptabilité-finance, par exemple, enrichit les relations avec les tiers, libère l’entreprise de tâches mineures et permet aux financiers de se concentrer sur des travaux d’aide à la décision.

« Le financier, le juriste et le geek », par un collectif d’auteurs placés sous la direction d’André-Paul Bahuon et de Jean-Jacques Pluchart (édition Maxima)

En savoir plus sur https://business.lesechos.fr/directions-financieres/metier-et-carriere/associations-professionnelles-et-reseaux/0301432473397-le-chiffre-le-droit-et-le-geek-319482.php?iGxboYiRzeEBV12x.99

Toulouse, Nantes et Bordeaux sur le podium

Toulouse, Nantes et Bordeaux forment un beau podium, conforme à l’évolution démographique de ces dernières années. Montpellier, Rennes et Lyon les talonnent, suivies de près par Angers, Aix-Marseille et Toulon.

Hormis Angers, dont la performance mérite d’être soulignée, ce top 100 des villes où il fait bon entreprendre consacre la domination des grandes métropoles, souvent situées pas loin de la mer, qui cumulent les atouts. Que l’on recense les pôles de compétitivité vraiment actifs ou que l’on observe la part d’entreprises travaillant dans les secteurs high tech, ces métropole affichent des résultats quelques crans au-dessus des autres villes.

Les 10 indicateurs du classement « j’entreprends »

Cette enquête de l’Express porte sur les 100 agglomérations de province les plus peuplées. Pour les comparer, nous avons retenu la notion « d’aire urbaine » de l’Insee, c’est-à-dire la ville-centre et toutes les commune qui en dépendent, même si elles en sont éloignées. C’est ainsi qu’on mesure le mieux l’étendue d’un bassin de vie.

Les 35 indicateurs de l’enquête ont tous été recueillis auprès d’une source officielle puis ont été répartis en trois thèmes : « je vis », « je travaille » et « j’entreprends ».

Pour chacun d’entre eux, un rang a été attribué aux villes en fonction de leurs résultats. Comme au baccalauréat, tous les indicateurs ont été affectés d’un coefficient de pondération, en fonction de leur importance, pour aboutir aux classements thématiques.

Pour le classement « j’entreprends »:

• 2 concernent l’emploi et les salaires: l’évolution du nombre d’emplois entre 2005 et 2015 (par zone d’emploi, Insee, coef 5) et le salaire moyen (Banque de France, 2016, coef 4).

• 3 touchent la création d’entreprise: le taux de création d’entreprise en 2016 (Insee, coef 4) ainsi que l’évolution 2016/2015 des créations et des défaillances d’entreprise (Agence France Entrepreneurs, coef 2 et 3).

• 5 s’intéressent à l’attractivité économique: le nombre de formations universitaires en 2015-2016 (recensées par la base de données de L’Etudiant, coef 5); le nombre de pôles de compétitivité en 2017 (site gouvernemental, coef 5); la part d’entreprises dans les secteurs high tech en 2015 (Acoss, coef 5); les surfaces de locaux commencés entre 2014 et 2017 en m² pour 1 000 habitants (Ministère du Logement, coef 2) et la capacité hôtelière (nombre de lits dans l’aire urbaine au 1/1/2017, Insee, coef 2).

https://lentreprise.lexpress.fr/creation-entreprise/le-palmares-2018-des-villes-ou-il-fait-bon-entreprendre_1985485.html

Le Fonds de cohésion sociale, géré par la Caisse des dépôts, verra ainsi sa dotation de 14 millions d’euros en 2018 augmenter d’environ 10 % par an pendant cinq ans.

Le Mégaphone, la consultation nationale lancée en février auprès des entrepreneurs financés par l’Association pour le droit à l’initiative économique (Adie), aura retenti jusqu’aux plus hautes sphères du gouvernement. Pour les 30 ans du premier acteur du microcrédit en France, célébré ce jeudi soir, le gouvernement a décidé de donner un coup de pouce pour le développement du secteur. Le Fonds de cohésion sociale, géré par la Caisse des dépôts, verra ainsi sa dotation (de 14 millions d’euros en 2018) augmenter d’environ 10 % par an pendant cinq ans. L’objectif visé est d’atteindre 2 milliards d’euros d’encours d’ici à 2023 contre 1,4 milliard fin 2016. Afin d’élargir l’accès au microcrédit, Bruno Le Maire propose en outre de supprimer la limite d’âge de l’entreprise bénéficiaire.

160.000 microcrédits depuis 1989

Actuellement, seules les sociétés de moins de cinq ans pour un premier prêt, et de moins de sept ans pour un second, peuvent accéder au microcrédit. Enfin, le ministre de l’Économie promet de mobiliser les banques afin qu’elles orientent systématiquement les clients n’ayant pas accès aux financements classiques vers des acteurs du microcrédit. Toutes ces mesures sont tirées des propositions que l’Adie a recueillies lors de sa consultation nationale. En 2017, l’association créée par Maria Nowak a accordé 21.000 microcrédits, soit 10 % de plus qu’en 2016. Des prêts qui peuvent aller de 1000 à 10.000 euros, le montant moyen étant de 4000 euros. L’association aux 500 salariés et 1300 bénévoles a accordé quelque 160.000 microcrédits depuis 1989.